« L'Antenne des Fidèles », émission catholique sur YouTube
Un espace de dialogue et de réflexion pour les catholiques engagés, animé par Napo
A lire
La situation de l'épiscopat français est très disparate. Certains évêques sont en situation réellement pastorale, avec une fidélité à la foi et à l'Église qui réchauffe les coeurs. D'autres évêques montrent leurs compromissions avec le monde, c'est réellement triste à constater. Dans cette rubrique, je vais le point à partir d'extraits de déclarations publiques de nos évêques.

La Conférence des évêques de France, conférence épiscopale de l'Église en France
Évêque d'Évry et président du conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France, Mgr Michel Dubost réagit aux inquiétudes manifestées par certains catholiques quant à une différence de traitement entre les principales religions de la part des autorités de l'État. La suite, à lire dans La Croix (8 janvier 2014).
Note des « Carnets de réflexion » : on regrette que l'évêque d'Evry ne dénonce pas l'absence total de réaction du ministre de l'intérieur et des cultes concernant les dégradations répétées dans les églises, la profanations de cimetières catholiques. L'évêque ne dit pas un mot sur le silence complaisant des autorités à propos des Femen et des antifas, alors que des poursuites sont intentées contre les catholiques se mobilisant contre les spectacles où l'image du Christ est couverte d'excréments (Golgotha Picnic).
Lorsque Mgr Dubost parle de « Manifester de la considération aux (...) musulmans », il ment puisque les musulmans sont systématiquement attaqués par Charlie Hebdo presse poubelle avec les caricatures du prophète de l'Islam sans jamais que les autorités s'en émeuvent. En revanche lorsqu'un fameux comique franco-camerounais se moque des Juifs, là on touche à un tabou et le roquet catalan ("Quand même!") donne de la voix. Deux poids, deux mesures.
Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a donné un entretien à Radio Notre Dame, le vendredi 3 janvier, à l'occasion de la nouvelle année. Il s'en est pris aux « grands défenseurs de la laïcité » qui ne se sont pas manifestés suite à la profanation des Femen, dans l'église de La Madeleine le 20 décembre. La suite, à lire sur Riposte Catholique (3 janvier 2014).
Note des « Carnets de réflexion » : l'archevêque de Paris s'est exprimé assez justement concernant cette profanation dans l'église de la Madelaine. En revanche on regrette qu'il l'ait fait devant le public confidentiel de Radio Notre Dame, alors qu'il aurait fallu convoquer une conférence de presse et aller devant les grands médias nationaux! Il existe un mur du silence qu'il faut briser dès maintenant.
La Conférence des évêques de France pourrait justement servir à unir les forces et organiser une réaction des fidèles contre la christianophobie. Nous devons manifester plus de réactivité et cesser de raser les murs lorsque des actes de violences sont perpétrés contre les églises. Pour sa part, le lobby juif est très réactif pour faire taire le fameux comique franco-camerounais lorsqu'il dénonce le sionisme.
Le 28 décembre 2013
Par Georges Michel, colonel en retraite
D'abord, qu'est-ce qu'un discours populiste ? Difficile de donner une définition précise, l'expression étant subjective, péjorative même.
Le 11 décembre dernier, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France signait une déclaration intitulée « Les élections municipales : une chance pour le bien commun ».
Le journaliste du Figaro Jean-Marie Guénois a résumé ce texte par un titre choc : « La Conférence des évêques de France s'engage contre l'extrême droite ».
Un titre choc, peut-être pour lutter contre la tentation chez les gens comme il faut de frayer avec la « bête immonde » et les encourager à rester fidèles aux partis comme il faut, à droite de l'échiquier politique s'entend ?
Un titre choc pour résumer un texte qui, convenons-en aussi, ne brille pas par sa clarté…
Ce définitif et saisissant raccourci s'appuie principalement sur une phrase de cette déclaration, sans aucune valeur canonique, rappelons-le au passage.
Je la cite : « Nous condamnons les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique. » Phrase ambiguë qui offre toutes les interprétations possibles, la preuve en est, aux exégètes bien-pensants.
Faisons comme M. Guénois, interprétons – en l'occurrence son interprétation : Nosseigneurs les évêques auraient quasiment excommunié – nommons la « chose » – le Front national (l'extrême droite pour reprendre l'appellation contrôlée) et ses électeurs sont menacés de la même sanction. Si, si, c'est presque écrit, lisez entre les lignes, que diable !
Ne lisons pas entre les lignes mais plutôt mot à mot.
D'abord, qu'est-ce qu'un discours populiste ? Difficile de donner une définition précise, l'expression étant subjective, péjorative même.
Serait populiste tout discours qui oppose peuple et élites.
Est-ce populiste, alors, que de proclamer, par exemple, que le peuple est souverain dans une nation comme la nôtre, que lui seul peut décider de son destin ?
Est-ce populiste, encore, que de dire que notre pays ne peut accueillir toute la misère du monde au risque d'accroître un peu plus la misère ?
Populiste ou réaliste ?
J'observe, par ailleurs, que si l'on peut trouver de la suspicion dans le discours du FN, ce n'est pas sur toute représentation politique mais sur certains représentants politiques, ce qui n'est pas pareil.
Du reste, cette suspicion est trop souvent corroborée par les faits : condamnations pénales frappant des élus socialistes de Marseille à Hénin-Beaumont, mensonge devant la représentation nationale.
Triste litanie en 2013 qui répand la suspicion !
J'observe enfin que le Front national se soumet comme n'importe quel autre parti aux règles de la représentation politique de ce pays.
Sa loyauté dans le débat politique est d'autant plus remarquable que le système actuel permet à 2 % des électeurs d'être représentés à l'Assemblée par 17 députés, et à 20 % des électeurs de ne l'être que par 2 députés.
Pour terminer, notons que M. Guénois ne semble pas avoir envisagé un instant que le populisme pouvait être aussi un peu de gauche.
Une omission sans doute involontaire que Nosseigneurs les évêques de France lui pardonneront, j'ose espérer.
Source : http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/condamnation-du-populisme-par-les-eveques-de-france-et-le-figaro,45725
Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême, a publié en septembre une lettre pastorale de 20 pages adressée à ses diocésains, intitulée « Catholiques en Charente, réveillez-vous d'une façon chrétienne ! ». L'évêque qui ne porte (presque) jamais la soutane ni le col romain, y condamne les manifestations contestant la loi Taubira :
« Si l'on me demande aujourd'hui : « À quoi devons-nous résister pour être chrétiens dans une société qui n'est plus chrétienne ? », je répondrai sans hésiter : à cette logique faite à la fois de résignation et d'agressivité, qui n'évalue la présence catholique dans notre société qu'en termes de résultats chiffrés ou de manifestations publiques.
Car ces deux attitudes vont ensemble : d'un côté, on se lamente en disant que les églises sont vides, que les pratiquants sont de moins en moins nombreux, que les prêtres disparaissent et que la foi se perd, mais, d'un autre côté, on rêve de reconquêtes politiques et l'on identifie le catholicisme français à sa capacité de résistance aux lois de la République. »
La suite est à lire sur Riposte Catholique (2 octobre 2013)
Note des « Carnets de réflexion » : comme le signale très justement Riposte Catholique, Mgr Claude Dagens aura 75 ans en mai 2015. Laissera-t-il la place à un évêque ayant conservé sa foi intacte? Espérons-le. En tout cas l'évêque d'Angoulême ne prend nullement en compte les soucis des catholiques, qui en France se battent pacifiquement pour sauvegarder leur existence et celle de leurs enfants.
Que devraient faire les catholiques quand leur vie de foi est menacée par les lois sociétales ? Il faut résister à ces lois iniques, contraire au droit naturel. Quand bien même certains hommes n'auraient pas la foi chrétienne, le fait de vivre dans une société chrétienne les rapprocheraient plus facilement, plus naturellement du Christ.
C'est le point de vue intéressant que défend un commentateur dans le post « CCFD : la lettre délirante de Mgr Housset » (publié en février 2013 sur Riposte Catholique) suite à la lettre écrite quelques mois avant par Jean-Pierre Moreau, auteur du blog Le Terrorisme pastoral, à Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes.
Sans vouloir en faire un casus belli, on pourrait à toutes fins utiles rappeler quelques éléments. En effet il faut prendre en compte le fait que dans de nombreux diocèses, il y a très peu de prêtres et bon nombre d'entre eux sont de ces « chrétiens de gauche » qui soutiennent mordicus le CCFD.
Autrement dit, à moins d'être prêts à subir une fronde d'une large part de leur clergé, les évêques ont les mains liées sur ce sujet.
Plus encore, il existe en France de nombreux chrétiens pour qui le CCFD est le signe de l'action de l'Église pour les plus pauvres, et condamner en chaire le CCFD les éloignerait encore davantage de Rome.
Enfin, il faudrait prendre en compte la différence fondamentale entre les communautés ecclésiales traditionnelles qui drainent un public ciblé et les paroisses qui elles sont en charge d'un secteur donné. En clair, dans l'immense majorité des cas, le prêtre tradi est là pour des gens qui viennent à lui alors le prêtre diocésain en paroisse est là pour un peuple qu'il doit aller rejoindre au fond de ses erreurs et errements. Il n'y a aucune mesure entre la charge d'âme d'un curé et celle d'un chapelain…
Prenons cela en compte avant de juger de manière péremptoire un évêque qui veut sans doute éviter de scandaliser des ouailles qui, si elles l'étaient, perdraient tout lien avec l'Église. Alors que le tradi, lui, il pestera, mais il ira tout de même à sa messe bien propre entre soi…
Note des « Carnets de réflexion » : en quelque sorte, les évêques auraient une liberté de parole beaucoup plus restreintes que celles des prêtres traditionnels par crainte de perdre un public de fidèles influencés par le monde sécularisé. A mon sens cette idée, bien qu'elle modère la responsabilité des évêques, paraît crédible.
En novembre 2012 le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, avait qualifié le mariage homosexuel de "supercherie". Il faisait ainsi écho aux déclarations du cardinal Barbarin (primat des Gaules) pour qui la destructuration de la famille nous mènerait tout droit à la légalisation de la polygamie et de l'inceste.
En 1972, la commission épiscopale du monde ouvrier dont faisaient partie 14 évêques publiait un document qui faisait l'éloge de « la société socialiste, la société solidaire ». En 1974 Georges Marchais, secrétaire général du PCF, était ovationné au congrès de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) par 35.000 jeunes entonnant L'Internationale. Parmi les présents, 44 évêques dont le cardinal-archevêque de Paris Mgr Marty, qui fut auteur en mai 68, d'une phrase inénarrable: « Dieu n'est pas conservateur. »
En 1979, une enquête a montré que la majorité des évêques de France est favorable à une collaboration avec le Parti communiste, 66 % d'entre eux acceptant le bien-fondé des analyses marxistes. A l'époque, parler des chrétiens de gauche n'était pas une vaine formule mais exprimait une réalité très fortement ancrées au sein de l'épiscopat français.
Lorsque Jean-Paul II vient en France et célèbre une messe solennelle au Bourget le dimanche 1er juin 1980, il n'y a que 350.000 personnes alors que les organisateurs en espéraient un million. Le pape Jean-Paul vient d'une nation où le catholicisme est très présent et s'engage activement contre le communisme. On mesure l'incompréhension entre le pape et les évêques de France qui acceptent le marxisme.
Au Bourget, Jean-Paul II aura cette phrase magnifique « France, fille aînée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? ». Les évêques de France embourbés dans l'activisme sociopolitique de gauche prennent la phrase en pleine figure.
La Conférence des évêques de France est située au 58 de l'avenue de Breteuil, 75007 Paris. L'actuel président, élu le 17 avril 2013, est Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille. Il prend la place de Mgr André Vingt-Trois dont le mandat est terminé et qui ne peut être reconduit. Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis, et Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier occupent la vice-présidence de la CEF.
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<a href="http://carnets.fr.eu.org/5418.html">Les évêques de France</a>
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