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Dans le débat politique, une accusation revient comme un leitmotiv : celle qui consiste à qualifier la droite, ou toute opposition au progressisme, de "fasciste". Pourtant, cette assimilation est non seulement historiquement fausse, mais elle sert aussi à exonérer la gauche radicale de ses propres crimes.

Le mythe du "fascisme" en 2026 : comment la gauche instrumentalise l'histoire
En réduisant le fascisme à un épouvantail universel, la gauche évite de devoir affronter ses propres démons, ceux d'un totalitarisme qui, sous couvert de révolution, a engendré des régimes parmi les plus sanglants de l'histoire. Pour comprendre cette manipulation, il faut revenir aux origines du fascisme et du communisme, et à leur relation dialectique.
Le fascisme : une réaction au bolchevisme
Contrairement à une idée reçue, le fascisme n'est pas né ex nihilo. Comme le démontre l'historien allemand Ernst Nolte dans Le fascisme dans son époque, il est apparu en réaction à la menace révolutionnaire bolchevique. En Italie, comme en Allemagne, la montée des mouvements fascistes a été une réponse à la violence communiste qui s'exerçait dans l'Europe de l'entre-deux guerres.
Les camps de concentration soviétiques dès 1921, les exécutions sommaires de la police politique (Tchéka) et la terreur rouge initiée par Trotsky ont précédé, et en partie inspiré, les méthodes des régimes fascistes. Inverser cette causalité, comme le fait souvent la gauche, revient à occulter le rôle central du communisme dans la radicalisation politique de l'Europe au XXe siècle.
La stratégie du Komintern : diaboliser l'ennemi
L'accusation de "fascisme" n'est pas neutre. Elle s'inscrit dans une tradition propagandiste initiée par le Komintern (l'Internationale communiste) qui désignait tout adversaire du communisme comme un "fasciste". Cette tactique, reprise aujourd'hui par la gauche radicale, permet de discréditer toute opposition sans avoir à engager un débat de fond. En qualifiant ses adversaires de "fascistes", la gauche se place du côté du bien, et évite ainsi de devoir justifier ses propres méthodes.
Comme le relève le blog « Carnets de réflexion », cette rhétorique est d'autant plus efficace qu'elle s'appuie sur la mémoire traumatisante de la Seconde Guerre mondiale. Le fascisme, disparu en avril 1945 lorsque Benito Mussolini est exécuté par les communistes, est devenu le mal absolu pour les régimes parlementaires occidentaux. D'où le recyclage du concept, des dizaines d'années plus tard.
La gauche radicale n'est pas "fasciste", elle est communiste
Dire que la gauche radicale est "fasciste" est donc une erreur historique et conceptuelle. Les communistes ne sont pas des fascistes déguisés : ils sont des communistes, et agissent en tant que tels. Leur violence n'est pas une dérive, mais la conséquence logique de leur idéologie. Le fascisme, lui, est un courant de droite, né dans un contexte spécifique de crise et de peur face à la révolution. Confondre les deux, c'est non seulement falsifier l'histoire, mais aussi donner à la gauche radicale une excuse pour se victimiser. En se présentant comme l'anti-fascisme incarné, elle évite d'avoir à rendre compte de ses propres excès.
Les conséquences d'une telle confusion
Cette confusion a des conséquences politiques graves. Elle permet à la gauche radicale de se poser en rempart contre le "fascisme", tout en légitimant sa propre violence. Les agressions commises par des militants antifas, comme celles analysées dans « LFI et la banalisation de la violence », sont ainsi présentées comme des actes de résistance héroïque, alors qu'elles relèvent souvent du pur vandalisme ou de l'intimidation.
Pire, cette rhétorique empêche tout débat sérieux sur la nature réelle des régimes totalitaires, qu'ils soient de droite ou de gauche. En réduisant le mal à une seule idéologie, on occulte les crimes du communisme, et on donne à la gauche radicale un blanc-seing pour poursuivre ses exactions.
En définitive, l'accusation de "fascisme" est moins une analyse qu'un outil de guerre politique. Elle permet à la gauche de se draper dans le manteau de la vertu, tout en évitant de confronter ses propres contradictions. Pour sortir de cette impasse, il faudrait cesser de diaboliser l'adversaire, et accepter de débattre sur le fond. Mais cela supposerait que la gauche renonce à son épouvantail favori, ce qui hélas semble peu probable.
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Le 13 mars 2026
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