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J'aborde ici la question de l'identité catholique dans l'expression politique. La bien-pensance cherche à diviser les opinions entre droite et gauche, pour donner vie à la « vision républicaine ». Pour sortir de cet enfermement, j'expose ici la conception triangulaire d'un catholicisme intégral ni libéral, ni socialiste.
Le clivage droite/gauche ne signifie plus rien. Aussi bien sur les questions socio-économiques que sur les questions sociétales ou géopolitiques, il existe une unanimité d'opinions dans le magma politique français. Au sein de la dissidence, on parle d'UMPS pour désigner cette réalité. Dans ces conditions, comment définir l'identité catholique en politique au milieu de cette confusion?
Au cours du XIXº siècle, les catholiques se sont définis contre deux ennemis tout aussi dangereux pour l'Église: l'adversaire libéral qui historiquement est issu de la droite de « l'arc républicain » et l'adversaire socialiste qui provient de la gauche de « l'arc républicain » mais qui ne s'y cantonne plus depuis longtemps.
La Doctine sociale de l'Église, dont un exemple récent est l'encyclique Caritas in veritate, rejette le libéralisme économique qui écrase les pauvres. Or les idées libérales sont défendues par l'ensemble de l'échiquier politique, y compris dans la sensibilité libérale-conservatrice dans laquelle se rejoignent beaucoup de catholiques. Cela contrevient aux enseignements de la DSE.
Sur les questions sociétales, le clivage droite/gauche est inexistant. L'avortement a été légalisé sous un gouvernement de droite (Valéry Giscard d'Estaing). Plus récemment suite aux manifestations contre la dénaturation du mariage, l'UMP a fait savoir qu'il ne reviendrait pas sur la loi inique dite du « mariage pour tous ». L'opposition de ce parti au mariage homosexuel est bien une supercherie. Quand au PS, il est à l'initiative de ces dispositions visant à détruire la famille.
Refuser le clivage droite/gauche comme le fait la dissidence est l'attitude la plus saine pour un catholique. Aujourd'hui l'identité catholique a besoin de se définir contre les identités libérale et socialiste, qui sont les plus grandes ennemis de la foi chrétienne. Certains parlent de schéma triangulaire, avec un ennemi libéral et un ennemi socialiste. L'expression sonne juste: nous n'avons nullement besoin de rentrer dans les cadres politiques institutionnels droite/gauche imposés par le laïcisme, car les adversaires du Christ sont aussi bien à droite qu'à gauche.
On peut rêver de la reconstitution d'une famille catholique unie, basée sur une identité catholique forte qui ne soit ni libéral-conservatrice, ni socialiste. Une identité véritablement chrétienne car refusant de rentrer dans les moules politiques qu'ont forgé les adversaires de la foi.
Le refus du faux clivage gauche/droite est aujourd'hui fort au sein de la dissidence française en lutte contre l'UMPS. Même minoritaires, les dissidents sont une force prophétique! Pour cela nous devons défendre de nouvelles conceptions, enracinées dans la foi chrétienne et réellement aptes à penser l’avenir.
(Mise-à-jour du 15 novembre 2016) Le complot mondialiste a transformé les Français en ilotes consommateurs mondialisés et acculturés, c'est principalement pour cela que les églises sont vides et que l'identité chrétienne de la France s'estompe. En clair le matérialisme prend le pas.
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