Carnets de réflexion
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Le Comité du 9-Mai (C9M), mémoire et mobilisation de la droite nationale

Chaque année, depuis 1994, une marche déterminée traverse les rues de Paris. Les drapeaux noirs ornés de la croix celtique flottent au vent, les slogans « Europe, Jeunesse, Révolution » résonnent, et le chant des Lansquenets s'élève dans l'air. Il s'agit de la manifestation organisée par le Comité du 9-Mai (C9M), en hommage à Sébastien Deyzieu, jeune militant nationaliste décédé dans des circonstances tragiques. Ce rendez-vous est devenu un symbole de la droite nationale, attirant chaque année plusieurs centaines de participants.

Le Comité du 9-Mai (C9M), mémoire et mobilisation de la droite nationale
Le Comité du 9-Mai (C9M), mémoire et mobilisation de la droite nationale

Les origines du C9M : la mort de Sébastien Deyzieu

7 mai 1994 : une manifestation qui tourne au drame

Tout commence le 7 mai 1994, lorsque le Groupe Union Défense (GUD), mouvement étudiant nationaliste, organise une manifestation dans les rues de Paris pour dénoncer l'impérialisme américain. Les tensions avec les forces de l'ordre montent rapidement, et des affrontements éclatent. Sébastien Deyzieu, jeune militant de 23 ans membre de L'Œuvre française, tente de fuir la police. Poursuivi, il se réfugie dans un immeuble du Quartier latin. Dans sa course, il chute du cinquième étage, trouvant la mort sur le trottoir.

Les circonstances de sa mort restent sujettes à débat. Pour ses camarades, il s'agit d'un meurtre d'État, d'une bavure policière. Pour les autorités, d'un accident tragique. Quoi qu'il en soit, cet événement marque un tournant : pour la droite nationale, Sébastien est un martyr, et le 9 mai devient une date de commémoration et de mobilisation.

La naissance du Comité du 9-Mai

Un hommage devenu tradition

Dès 1994, des militants décident de créer le Comité du 9-Mai pour perpétuer la mémoire de Sébastien Deyzieu et dénoncer les violences policières. La première marche a lieu quelques semaines après sa mort, réunissant une centaine de personnes. Au fil des années, l'événement prend de l'ampleur, attirant des militants de divers horizons de la droite nationale. Les drapeaux noirs frappés de la croix celtique, symbole de résistance et de combat, deviennent l'emblème du mouvement.

Les slogans « Europe, Jeunesse, Révolution » incarnent l'esprit du C9M : une volonté de renouveau politique, une fidélité à l'héritage européen, et un refus de l'ordre établi. Le chant des Lansquenets, hymne guerrier inspiré des mercenaires allemands de la Renaissance, est entonné par les manifestants. Ce chant, aux paroles évocatrices de combat et de loyauté, renforce le sentiment d'appartenance à une communauté militante.

L'évolution du C9M : du GUD aux Zouaves Paris

Une transmission militante

En 2017, le GUD, organisation historique à l'origine de la manifestation, annonce son autodissolution. Le flambeau est repris par les Zouaves Paris, un groupe de militants déterminés à perpétuer la tradition du 9-Mai. Cette transition marque une nouvelle étape dans l'histoire du C9M, sans pour autant altérer l'esprit de la marche.

À partir de 2023, la manifestation dépasse le seuil symbolique des 500 participants. En 2024, ce sont près de 1 200 militants qui défilent dans les rues de Paris, un record depuis la création du C9M. Cette croissance s'explique par plusieurs facteurs : une radicalisation croissante des jeunes générations face aux crises politiques et identitaires, mais aussi une meilleure organisation et une communication renforcée, notamment via les réseaux sociaux.

Les défis du C9M : entre répression et médiatisation

La lutte contre l'oubli et la criminalisation

Le Comité du 9-Mai doit faire face à plusieurs défis. D'une part, la répression policière s'est intensifiée au fil des années. Les manifestants sont régulièrement victimes de contrôles d'identité, d'interpellations, et parfois de doxxing de la part de groupes opposés. D'autre part, les médias mainstream peinent à couvrir l'événement de manière objective, préférant souvent le réduire à une manifestation violente ou marginalisée.

Pourtant, comme le souligne Ivan Benedetti dans ses analyses, le C9M incarne une forme de résistance culturelle et politique. Il rappelle que la mémoire des militants tombés pour leurs idées ne doit pas s'effacer, et que la jeunesse nationaliste reste mobilisée malgré les obstacles. Le blog « Carnets de réflexion » a d'ailleurs consacré plusieurs articles à cette manifestation, soulignant son importance dans le paysage politique français.

Conclusion : un rendez-vous incontournable

Le Comité du 9-Mai est bien plus qu'une simple commémoration. Il s'agit d'un acte de résistance, d'un rappel constant que les idées portées par Sébastien Deyzieu et ses camarades sont toujours vivantes. La marche du 9 mai, avec ses drapeaux noirs, ses chants guerriers et ses slogans, incarne une jeunesse déterminée à ne pas céder face à l'ordre établi.

Alors que la manifestation continue de grandir, elle pose une question essentielle : dans une France en pleine mutation politique et sociale, quel rôle jouera cette droite nationale dans les années à venir ? Une chose est sûre : tant que des militants se rassembleront pour honorer la mémoire de Sébastien Deyzieu, le 9 mai restera une date clé du calendrier politique français.

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Le 3 mars 2026

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