Les faux prêtres de la lignée Thuc, une dérive sédévacantiste
Des ordinations et des doctrines rejetées par le Vatican, quand la rupture mène aux dérives sectaires
A lire
Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon depuis 2021, incarne une Église catholique intransigeante sur les questions de foi et de morale. Son engagement sans compromis pour la doctrine, son refus du relativisme ambiant et sa défense des valeurs traditionnelles en ont fait une cible privilégiée pour une partie de la gauche française, des médias et des milieux progressistes.
Pourtant, derrière les accusations portées contre lui – souvent exagérées, déformées ou sorties de leur contexte – se cache une réalité bien plus troublante : celle d'un prélat victime d'une campagne de dénigrement systématique, simplement parce qu'il ose rappeler les enseignements de l'Église sans concession. Son cas illustre comment, dans la France contemporaine, défendre la foi peut valoir à un homme d'Église d'être traîné dans la boue, non pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'il représente.
Mgr Cattenoz n'est pas un prélat comme les autres. Formé par Jean-Paul II et Benoît XVI, il est connu pour sa fidélité inébranlable au magistère de l'Église, qu'il s'agisse de la défense de la vie, de la famille traditionnelle, ou de la liturgie romaine. Dès son arrivée à Avignon, il a marqué les esprits en réaffirmant avec clarté les enseignements catholiques sur des sujets sensibles : l'avortement, le mariage, l'euthanasie, ou encore la place de la religion dans l'espace public.
Pour beaucoup de fidèles, il est une bouffée d'oxygène dans une Église souvent perçue comme trop timorée. Mais pour ses détracteurs, il est l'incarnation d'un "obscurantisme" qu'il faut combattre.
Dès 2022, Mgr Cattenoz s'est attiré les foudres des médias et des associations laïques en rappelant que l'avortement reste un "drame moral", même si l'Église comprend les circonstances difficiles dans lesquelles certaines femmes se trouvent. Une déclaration parfaitement conforme à l'enseignement catholique, mais qui a été démesurément amplifiée par une presse hostile, présentée comme une "attaque contre les droits des femmes".
De même, son soutien aux familles nombreuses et son opposition à l'idéologie du genre ont été systématiquement déformés pour le peindre en "ennemi du progrès".
Pourtant, Mgr Cattenoz ne fait que répéter ce que l'Église a toujours enseigné. Mais dans un contexte où le catholicisme est de plus en plus marginalisé, ses prises de position sont perçues comme une provocation. La gauche laïciste, habituée à une Église discrète, voire soumise, ne supporte pas qu'un évêque parle haut et fort. Ce n'est pas la première fois que le blog « Carnets de réflexion » évoque cette situation.
Dès qu'il ouvre la bouche, les polémiques éclatent. Et pour cause : une partie de la presse, relais fidèle des idées progressistes, n'hésite pas à sortir ses déclarations de leur contexte, à exagérer leurs portées, ou même à inventer des controverses.
En 2022, Mgr Cattenoz a autorisé la célébration de la messe en latin dans son diocèse, conformément aux directives du pape François (qui, malgré Traditionis Custodes, laisse une certaine marge aux évêques). Pourtant, cette décision a été présentée comme un "retour en arrière" par Libération, Mediapart ou Le Monde, qui y ont vu une remise en cause de Vatican II. En réalité, il s'agissait simplement de répondre à la demande de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle – une pratique parfaitement légale dans l'Église.
Mais pour ses accusateurs, autoriser le latin, c'est déjà trop. Certains journalistes ont même sous-entendu que Cattenoz était un "léfèbvreiste" (une accusation grave et infondée), simplement parce qu'il refuse de diaboliser la forme extraordinaire du rite romain.
Autre sujet clivant : l'immigration. Mgr Cattenoz a osé dire que l'Église devait d'abord s'occuper des pauvres de France avant d'accueillir tous les migrants. Une position équilibrée, inspirée par la doctrine sociale de l'Église (qui rappelle que la charité commence par les plus proches), mais qui a été transformée en "discours d'extrême droite" par ses détracteurs. L'Obs a ainsi titré : "L'archevêque d'Avignon dans la droite ligne de Zemmour", alors que le prélat n'a jamais tenu de propos racistes ou haineux.
Cette amalgame délibéré entre défense de la priorité nationale (un concept légitime) et xénophobie est révélateur : toute nuance est effacée pour faire de Cattenoz un "ennemi public".
La lutte contre l'islamisme est un combat légitime, mais mal vu. Mgr Cattenoz a également alerté sur les dangers de l'islamisme radical, notamment après les attentats de 2020. Là encore, ses propos, mesurés et fondés sur des faits, ont été détournés pour le présenter comme un "islamophobe". Pourtant, il ne fait que rappeler la nécessité de défendre la liberté religieuse, y compris face aux menaces qui pèsent sur les chrétiens d'Orient ou les églises de France.
Le vrai problème de Mgr Cattenoz, c'est qu'il refuse de se taire. Dans une France où l'Église est censée se faire discrète (voire disparaître), son refus du politiquement correct dérange. C'est un archevêque qui dérange parce qu'il existe.
La gauche laïque et progressiste tolère une Église silencieuse, culturalisée, réduite à un rôle caritatif. Mais une Église qui affirme ses convictions, qui défend ses dogmes, qui résiste aux réformes sociétales, cela, elle ne peut le supporter. D'où les attaques personnelles, les campagnes de dénigrement, et les appels à sa démission (comme celui lancé par des militants LGBT après ses déclarations sur le mariage).
Le deux poids, deux mesures des médias est frappant, par exemple concernant le contraste avec le traitement réservé à d'autres évêques. Quand Mgr Pascal Delannoy (Lille) ou Mgr Éric de Moulins-Beaufort (Reims) prennent des positions plus "modérées", ils sont applaudis par la presse. Mais quand Mgr Cattenoz fait de même, il est immédiatement cloué au pilori.
Exemple frappant : en 2023, alors que plusieurs évêques appelaient à voter Macron contre Le Pen, Mgr Cattenoz a refusé de donner une consigne de vote, rappelant que la foi ne se réduit pas à un choix politique. Une position parfaitement légitime, mais qui lui a valu d'être traité de "complice de l'extrême droite" par Marianne et L'Humanité.
Les adversaires de Mgr Cattenoz utilisent trois armes principales pour le discréditer. D'abord la désinformation. Ses propos sont troncqués, déformés, sortis de leur contexte. Par exemple, quand il parle de "défendre la famille naturelle", on lui fait dire qu'il "rejette les familles homoparentales", alors qu'il se contente de rappeler la doctrine de l'Église sur le mariage.
Ensuite l'amalgame. On l'associe systématiquement à l'extrême droite, simplement parce qu'il partage avec elle certains combats sociétaux (contre l'avortement, pour la famille). Pourtant, il n'a jamais soutenu le RN, et ses positions sont fondées sur la foi, pas sur l'idéologie.
Enfin, la pression médiatique et politique. Des élus locaux (comme le maire PS d'Avignon) et des associations laïques exigent régulièrement sa "mise au pas", allant jusqu'à demander son remplacement. Une ingérence scandaleuse dans les affaires internes de l'Église.
Au fond, ce n'est pas Mgr Cattenoz qu'on attaque, c'est ce qu'il représente : une Église qui ne renie pas ses dogmes, un clergé qui ose parler sans complexe, une alternative au progressisme ambiant. Dans une France où le catholicisme est de plus en plus marginalisé, où les évêques évitent soigneusement les sujets qui fâchent, Cattenoz est un symbole de résistance. Et ça, certains ne peuvent pas le supporter.
Pourtant, malgré les attaques, Mgr Cattenoz bénéficie d'un soutien massif parmi les catholiques pratiquants. Ses messes attirent des foules, ses prises de position sont applaudies par une base lasse des compromis. Preuve que l'Église a encore des forces vives, et que le peuple chrétien attend des pasteurs courageux. Un archevêque soutenu par les fidèles, c'est possible !
L'affaire Cattenoz est symbolique des tensions qui traversent la France d'aujourd'hui. D'un côté, une gauche idéologique qui veut réduire l'Église au silence ; de l'autre, un archevêque qui refuse de plier, et qui paie le prix de son audace. Son cas pose une question fondamentale : dans une démocratie, a-t-on encore le droit de défendre ses convictions religieuses sans être traîné dans la boue ?
La réponse, hélas, semble être non. Du moins, si ces convictions dérangent le pouvoir en place. Pourtant, Mgr Cattenoz ne recule pas. Et c'est précisément ce qui fait de lui un évêque à contre-courant, un homme libre, et un vrai pasteur.
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Le dimanche 25 janvier 2026
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