L'indigence spirituelle de Mgr de Germay face à l'assassinat de Quentin
La réaction consternante de Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a laissé les fidèles pantois
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L'assassinat de Quentin, jeune catholique engagé, par des militants d'extrême gauche dans des conditions d'une barbarie inouïe, a suscité une vague d'indignation dans toute la France. Pourtant, la réaction de Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a laissé les fidèles catholiques pantois. Dans une déclaration d'une platitude consternante, il a évoqué une simple "mort tragique" et un "drame", sans jamais mentionner le mot meurtre, ni même violence politique.
Pire encore, il a omis de rappeler que Quentin était un catholique engagé, un fait pourtant souligné par tous les médias mainstream, y compris les plus hostiles à l'Église. Cette déclaration, vide de toute référence à Dieu, au Christ ou à la prière pour l'âme du défunt, révèle une fois de plus l'incapacité de certains prélats à incarner une foi vivante et combattante.

L'indigence spirituelle de Mgr de Germay face à l'assassinat de Quentin : une réaction édulcorée face à un meurtre barbare.
Le texte de Mgr de Germay est un modèle du genre : "A la suite de la mort tragique de Quentin, l’heure est au recueillement et à la compassion pour sa famille. J’invite tous ceux qui se sentent concernés par ce drame à ne pas tomber dans le piège de la violence. Elle est une impasse. Elle rétrécit le jugement et tire l’ensemble de la société vers le bas. La France mérite mieux que cela. Réapprenons à confronter nos opinions tout en nous respectant. Et laissons la justice faire son travail." On cherche en vain dans ces phrases creuses une once de spiritualité, une invitation à la prière, une mention de la foi de Quentin ou une condamnation claire de l'idéologie qui a inspiré ses assassins. Tout se passe comme si l'archevêque de Lyon, plutôt que de parler en pasteur, avait endossé le costume d'un fonctionnaire laïc chargé de calmer les tensions sociales.
Un langage qui nie la réalité du crime
Le premier problème de cette déclaration est son langage édulcoré. Parler de "mort tragique" et de "drame" pour qualifier un assassinat d'une brutalité inouïe, commis par des militants antifas en raison des convictions politiques et religieuses de leur victime, relève de l'euphémisme le plus choquant. Quentin n'est pas mort d'un accident ou d'une maladie : il a été lynché, battu à mort, parce qu'il était un catholique engagé, un militant de droite, un jeune homme qui osait afficher ses convictions dans un monde où l'extrême gauche se croit tout permis. En refusant de nommer les choses, Mgr de Germay participe à une forme de dénégation qui, loin d'apaiser les tensions, les aggrave en donnant l'impression que l'Église refuse de voir la réalité en face.
Cette prudence de langage, qui frise la lâcheté, est d'autant plus incompréhensible que les faits étaient connus de tous. Les médias, même les plus progressistes, avaient reconnu que Quentin était un catholique pratiquant, engagé dans des mouvements comme les maraudes pour venir en aide aux sans-abris. En omettant ce détail, l'archevêque de Lyon donne l'impression de vouloir minimiser l'aspect religieux du crime, comme si la foi de Quentin était un détail embarrassant. Pourtant, c'est précisément cette dimension qui aurait dû être au cœur de sa déclaration : un jeune catholique a été tué en raison de ses convictions, et l'Église se doit de le reconnaître et d'en tirer les conséquences spirituelles.
L'absence totale de dimension spirituelle
Le plus choquant dans cette déclaration est sans doute l'absence totale de référence à Dieu, au Christ ou à la prière. Pas un mot sur l'âme de Quentin, pas une invitation à prier pour lui, pas une mention de la résurrection ou de l'espérance chrétienne. On est en droit de se demander si Mgr de Germay parle au nom de l'Église catholique ou d'une quelconque institution laïque. Où est la compassion chrétienne ? Où est l'appel à la miséricorde divine pour le défunt et ses proches ? Où est la condamnation des idéologies qui ont inspiré ce crime odieux ?
Un véritable pasteur aurait saisi cette occasion pour rappeler que la violence ne peut jamais être une réponse aux désaccords politiques ou religieux, mais aussi pour inviter les fidèles à la prière et à la pénitence. Il aurait pu citer l'Évangile, rappeler que le Christ a lui-même été victime de la violence des hommes, et que les chrétiens sont appelés à suivre son exemple en aimant leurs ennemis tout en dénonçant le mal. Il aurait pu appeler à une messe pour l'âme de Quentin, à un temps de prière pour sa famille et ses proches, à un jeûne pour la conversion des cœurs. Mais non : Mgr de Germay se contente de phrases creuses qui pourraient émaner de n'importe quel politicien ou fonctionnaire.
Une Église effacée des combats du monde
Cette déclaration lamentable est malheureusement révélatrice d'un problème plus large : l'incapacité de nombreux évêques français à incarner une foi vivante et engagée. Trop souvent, les prélats de la Conférence des évêques de France (CEF) semblent plus préoccupés par leur image médiatique que par leur mission pastorale. Ils évitent soigneusement de froisser les pouvoirs en place, qu'ils soient politiques ou médiatiques, et préfèrent les déclarations consensuelles aux prises de position claires. Cette attitude, qui vise à ne mécontenter personne, finit par mécontenter tout le monde, et en particulier les fidèles qui attendent de leurs pasteurs qu'ils défendent la foi avec courage.
Les conservateurs catholiques et les catholiques observants sont particulièrement frustrés par cette attitude. Ils voient dans le silence ou les déclarations édulcorées de leurs évêques une forme de trahison. Comment peut-on prétendre guider un troupeau si l'on refuse de nommer les loups qui le menacent ? Comment peut-on parler de charité chrétienne si l'on oublie de prier pour les victimes de la violence ? Cette frustration est d'autant plus grande que ces fidèles, souvent très engagés dans la vie de l'Église, se sentent abandonnés par une hiérarchie qui semble plus soucieuse de plaire au monde que de servir Dieu.
Le contraste avec d'autres époques ou d'autres pays est frappant. On pense par exemple à l'attitude de certains papes ou évêques qui, face à des crises similaires, n'ont pas hésité à dénoncer les idéologies meurtrières et à appeler les fidèles à la résistance spirituelle. Aujourd'hui, trop de prélats français semblent avoir oublié que l'Église n'est pas une ONG comme les autres, mais le corps mystique du Christ, appelé à annoncer la vérité même quand elle dérange.
Un manque d'épaisseur spirituelle et intellectuelle
Ce qui manque cruellement dans la déclaration de Mgr de Germay, c'est l'épaisseur spirituelle et intellectuelle. Plutôt que de se contenter de phrases génériques sur la "violence" et le "respect", il aurait pu saisir cette occasion pour offrir une réflexion profonde sur le sens de la mort de Quentin, sur la place des chrétiens dans une société de plus en plus hostile, sur la nécessité de résister aux idéologies totalitaires qui resurgissent sous de nouveaux visages. Il aurait pu rappeler que l'Église a toujours été persécutée, et que les martyrs d'hier et d'aujourd'hui sont les témoins d'une foi qui ne se laisse pas intimider.
Il aurait pu aussi rappeler que la violence de l'extrême gauche n'est pas un phénomène nouveau, mais qu'elle s'inscrit dans une longue histoire de persécutions contre les chrétiens et les conservateurs. En refusant de situer cet assassinat dans son contexte idéologique, il a manqué une occasion de sensibiliser les fidèles aux dangers qui pèsent sur la liberté de pensée et de culte. Une Église qui refuse de nommer ses ennemis ne peut pas les combattre efficacement.
Enfin, il aurait pu profiter de cette circonstance pour appeler les catholiques à un surcroît de foi et de courage. Dans un monde où les valeurs chrétiennes sont de plus en plus marginalisées, les fidèles ont besoin de pasteurs qui les encouragent à tenir ferme, plutôt que de les exhorter à la prudence et au consensus. La foi n'est pas une affaire de compromis, mais d'adhésion totale à la vérité révélée. En édulcorant son message, Mgr de Germay a raté une occasion de fortifier ses ouailles dans leur combat spirituel.
Que faire face à cette indigence pastorale ?
Face à de telles déclarations, les catholiques engagés peuvent se demander comment réagir. Tout d'abord, il est important de ne pas se décourager. L'histoire de l'Église montre que les périodes de faiblesse de la hiérarchie ont souvent été compensées par la vitalité des fidèles laïcs et des mouvements de base. Les jeunes catholiques, en particulier, semblent de plus en plus déterminés à vivre leur foi sans compromis, comme en témoigne l'affluence croissante dans les paroisses ou les communautés dynamiques.
Ensuite, il est crucial de continuer à demander des comptes à nos pasteurs. Les fidèles ont le droit d'attendre de leurs évêques qu'ils parlent avec clarté et courage, surtout dans des circonstances aussi graves que l'assassinat de Quentin. Écrire aux évêques, aux curés, aux responsables diocésains pour exprimer son désaccord avec des déclarations trop tièdes est un devoir chrétien. Les réseaux sociaux et les blogs catholiques peuvent aussi être des outils pour faire entendre une voix différente, plus fidèle à l'Évangile.
Enfin, il faut prier pour nos évêques. Leur mission est difficile, et ils sont souvent pris entre des pressions contradictoires. Mais la prière est une arme puissante, et c'est par elle que nous pouvons obtenir pour eux la force et le courage dont ils ont besoin. Comme je l'ai souvent écrit dans mon blog « Carnets de réflexion », l'Église a besoin de pasteurs qui osent proclamer la vérité, même quand elle est impopulaire. C'est seulement ainsi qu'elle pourra continuer à être un phare dans un monde en crise.
Un appel à la vigilance et au courage
La réaction de Mgr de Germay à l'assassinat de Quentin est un symbole des défis auxquels l'Église de France est aujourd'hui confrontée. Entre le désir de ne froisser personne et la nécessité de défendre la vérité, trop de prélats choisissent la facilité. Pourtant, c'est précisément dans les moments de crise que les fidèles attendent de leurs pasteurs qu'ils parlent avec force et clarté.
Ce silence, ou plutôt ce langage édulcoré, est d'autant plus dommageable qu'il intervient dans un contexte où les catholiques sont déjà mis sous pression. Entre les attaques de l'extrême gauche, les persécutions idéologiques et la marginalisation sociale, les fidèles ont besoin de soutiens, pas de déclarations consensuelles. L'Église ne peut se contenter d'être une voix parmi d'autres : elle doit être la voix de la vérité, même quand celle-ci est difficile à entendre.
En définitive, l'indigence de la déclaration de Mgr de Germay doit nous rappeler une chose : c'est aux laïcs engagés, aux prêtres courageux et aux communautés dynamiques de porter haut la flamme de la foi. L'Église n'est pas seulement ses évêques, mais l'ensemble des fidèles unis dans le Christ. Et c'est ensemble, par la prière, l'action et le témoignage, que nous pourrons surmonter les épreuves et continuer à annoncer l'Évangile dans un monde qui en a tant besoin.
📰 Les idées de droite sont bien représentées sur les plateformes de vidéos par Internet, et revendiqués par des vidéastes comme Amalek, Gregor Ovitch, La Nouvelle Chevalerie, Monsieur K et d'autres avec un humour désinvolte qui plaît beaucoup aux jeunes catholiques victimes des attaques des progressistes.
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Le 22 février 2026
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